Extrait de mon texte pour un concours.
Jeudi 24 Décembre 2009
_____C'était là, que l'on s'était donné rendez-vous. Devant ce petit café peu populaire, dans cette rue peu fréquentée, histoire d'être un tant soit peu tranquille... J'avais attendu, longtemps attendu. Et me voilà, j'étais là, prête. Enfin. Pour tout lui avouer et l'entendre à mon tour, écouter tout ce qu'il avait à me dire de sa voix de velours. J'attendais.
Tout à coup je le vis, de l'autre côté de la rue, il s'approcha et mon coeur ne fit qu'un tournant. Ses yeux s'étaient posés sur moi, lentement..., laissant paraître un sourire qui se voulait provocateur et sournois. Il savait l'emprise qu'il avait sur moi, il savait ce que la vue de sa personne provoquait en mon être. Tout cela, il en était parfaitement conscient. Il avait continué de sourire et avait détourné peu à peu la tête. Moi, je n'avais pu détacher mon regard. Je l'avais regardé s'avancer et avait repris mon souffle, ce que je n'avais osé faire jusqu'à présent. Le voir ici près de moi, était certainement ce que je voulais, ce que j'avais attendu pendant tant de temps. Et aujourd'hui, en cette veille de Noël, sous ce ciel glacial, il s'était tenu devant moi, son grand manteau cachant son torse que je devinais merveilleusement dessiné... Nous avions parlé, longuement, et j'avais tout lâché, tout ce qui m'était resté en travers de la gorge. Et il m'avait écouté. Il m'avait écouté sans rien dire et avait essuyé chacune des gouttelettes qui avaient osées faire surface à travers mes yeux. Il m'avait pris dans ses bras. Bras chauds et réconfortants et peu à peu, ses lèvres avaient rejoint les miennes, sous cet hiver qui avait rendu nos corps glacés. Ils furent réchauffés en un instant, tant la flamme qui émanait de nos coeurs et de nos corps était forte...
Mes sentiments eux, étaient plus clairs que jamais. Il fallait seulement que lui l'admette. Mais pour l'instant, tout cela n'avait pas d'importance, seul nos respirations haletantes comptaient, et même les passants qui nous regardaient d'un air indigné nous paraissaient insignifiants. Ce fut là , certainement la plus belle journée de ma vie.
Holidays-Holidays-Holidays-Holidays-Holidays
M a fiction: Coeur Grenadine. Photo: Jackson Rathbone. (*__* Hmmm...)